.1. ... NANO ?

Des particules invisibles aux effets imprévisibles



A la fin des années 70, des ingénieurs se sont aperçu que les matériaux que nous connaissons, le fer, l'argent, le titane, la silice..., broyés extrêmement finement (à l'échelle nanométrique), ont des propriétés physiques, chimiques, électriques totalement différentes de celles du matériau "parent" (par exemple, l'aluminium ou l'or, qui sont inertes à l'échelle macroscopique deviennent combustibles à l'échelle nano).

Les ingénieurs chimistes peuvent à présent créer de la matière inédite. Depuis, il suffit de mettre le mot "nano" dans une demande de subvention pour l'obtenir; et les crédits impôts-recherche sont accordés sans contrôle de dangerosité:

- alors que les nanoparticules ont des propriétés et des effets différents et inédits selon les différents milieux où elles sont intégrées.

- alors qu’il suffit qu'un paramètre change (leur taille, leur surface d'échange, leur morphologie) pour que leur toxicité change (du 80 nano peut être inoffensif, alors que du 100 nano peut être dangereux).


- alors que les industriels travaillent avec des "nano-poudres", bien souvent importées, qui incluent une grande diversité de tailles de nanoparticules, qu’aucun contrôle de ces tailles n’est effectué, et qu’ils méconnaissent bien souvent le fait que les propriétés et les effets des " NANO " sont " granulo-dépendants " (voir ici la définition scientifique du chercheur au CNRS Eric Gaffet, tenant compte de la granulo-dépendance des effets et des propriétés des nano). IN "Des nanotechnologies aux technologies émergentes : La régulation en perspectives", Editeur Larcier. Page 234

Bien plus petites qu'une cellule humaine (pour info, les virus qui pénètrent facilement nos organes mesurent environ 50 nanomètres), les "NANO" peuvent agir comme vecteurs, autorisant les produits auxquels elles sont associées à passer toutes les barrières physiques établies par le vivant pour se protéger : écorce, enveloppe des cellules, peau humaine et animale, barrière intestinale, barrière hémato-encéphalique... Elles peuvent également se stocker à vie dans nos organes..Elles peuvent se stocker à vie dans nos

Cependant, rien ou presque, n’est consacré à la recherche toxicologique, l’innovation irresponsable n’ayant pas intérêt à voir les usages des NANO fermement encadrés.