. 8 . ... Des solutions :

l’.action des citoyens




Si les élus refusent d’organiser la protection des habitants en amont, il y a une solution pour les citoyens qui veulent protéger leur santé : le rachat de terres agricoles.

Car, juridiquement, un propriétaire a tout de même beaucoup plus de pouvoir que des riverains seuls, qui ne peuvent que subir. Devenant propriétaire, il peut être tenu pour responsable si son locataire met en danger la vie d'autrui, et doit donc tout mettre en œuvre pour limiter au maximum les dégâts.

Lors d’un nouveau bail, il peut louer la terre à un agriculteur respectueux de la santé.

Si le locataire cultivateur est en cours de bail (le but de ce rachat n'étant aucunement d'empêcher le cultivateur locataire de travailler), il peut lui permettre de protéger la santé, et de gagner la considération des habitants de son village, en lui proposant un accord amiable tripartite avec la commune (voir exemple d’accord tripartite fiche n°10).

Bien informé, le propriétaire pourra expliquer à l’agriculteur qu’en tant qu’utilisateur, celui-ci est le premier impacté, car il n’a pas la possibilité de choix, ses fiches de sécurité-produits ne mentionnant ni la présence, ni la fonction de nanoparticules dans les pesticides et intrants qu’il emploie.

Le propriétaire des terres pourra également aider son locataire à passer en agriculture biologique sans stress, en le mettant en garde contre les affirmations des vendeurs de pesticides qui prétendront systématiquement que "sa terre ne se prête pas au bio".

Il pourra aussi faire comprendre à son locataire-cultivateur que cette "contrainte" peut devenir un atout: en effet, si le cultivateur récolte moins en passant en Agriculture Biologique, il pourra vendre ses produits 2 fois plus cher, sur le marché local (la France manque de produits bio et est obligée d’en importer).

Enfin, il peut lui faire rencontrer d’autres agriculteurs qui ont déjà fait la démarche du passage en bio et qui pourront l’épauler et le conseiller.