.4. .. Les actions des fabricants: la loi du silence




Dès les années 80, des NANO sont introduites dans de nombreux produits. Les pesticides n'y échappent pas, et les lobbyistes des firmes agissent pour qu'on l'ignore (ainsi, personne ne peut établir de lien entre pesticides nano-formulés et pathologies éventuelles).

Depuis leur lancement, aucune Directive européenne "Produits Chimiques" n’en fait état.

Pendant 12 ans, sous la pression des industriels qui ne voulaient pas voir entravées leurs utilisations de NANO, le règlement REACH, qui autorise (ou pas) les produits chimiques dans l'Union Européenne, omet de prendre en compte les propriétés inédites des NANO. Il ne les traite pas comme matériau différent du matériau "parent". Ce qu’elles sont.

2009: le règlement CE n° 1107 /2009 concernant la mise sur le marché des produits phytosanitaires ne mentionne jamais les nanoparticules, pourtant bien présentes dans les pesticides et engrais.

2013 : l'OMS demande l'application immédiate du Principe de Précaution. Rien.

Devant l'inertie alarmante de l'Europe, en 2013, la France établit une loi pour que les quantités et les usages de nano-particules soient déclarés et étiquetés. Mais cette loi est vidée de son sens par un décret d’application et un arrêté "passoires" qui la trahissent totalement et la rendent aisément contournable.

Un an plus tard, à quelques jours de la date limite de cette déclaration, les fabricants de pesticides et l'Union des Industries Chimiques, demandent à ce que les distributeurs de pesticides (ceux qui vendent directement les produits aux agriculteurs) soient exemptés de la déclaration de présence et de fonction des NANO dans les pesticides et les engrais. Cette manœuvre prive les autorités de la traçabilité voulue par la loi, mais aussi les agriculteurs et les riverains de tout recours en cas de problème de santé.

Les agrochimistes ont également fait en sorte que les législations "additifs" soient toutes différentes: adjuvants, auxiliaires technologiques, ingrédients de formulation, additifs, agents de texture etc... afin de rendre les problèmes filandreux, et interminables à gérer pour des malades qui voudraient porter plainte. ……….

En France, en 2014, seuls une quarantaine de produits agricoles (dont 15 fongicides et 15 herbicides) étaient déclarés par les fabricants comme contenant des nano. Mais rien n'était mentionné indiquant cette présence sur les fiches de sécurité destinées aux agriculteurs. Et les agriculteurs, bernés, se sont réjouis que l' IFT, l’Indice de Fréquence des Traitements, soit réduit, alors qu'ils manipulaient à présent des produits dont "l'Indice de Dangerosité des Molécules" était décuplé, ces produits passant aisément les barrières protectrices de leurs corps.